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Une chaîne, une chaîne danse à mon pied pour me rappeler le prix de la liberté...
Quelqu'un m'a un jour demandé si je connaissais la différence entre une démocratie et une dictature.
Sa réponse fut la suivante :
une dictature dit : "ferme ta gueule"
une démocratie : "cause toujours"
C'est dur si on y pense sérieusement, il n'en reste que nous avons la chance de vivre en démocratie et même si nos révoltes, nos prises de positions semblent telles des châteaux de cartes instables qui s'écroulent, mêmes si nos revendications semblent ne pas être entendues, même si en ne bêlant pas avec les autres moutons nous avons à faire face seul à nos idéaux, nos utopies, passant pour de doux illuminés qui prêtent autant à rire qu'à pleurer.
Il n'en reste que nous avons cette chance, ce droit de revendiquer, de dénoncer sans notre vie risquer, sans être arbitrairement emprisonnés.
En Thaïlande, les chemises rouges sont sur le point d'être chargées et tout ce que déplore les médias c'est que les pauvres touristes doivent retarder leur départ, le différer, le modifier. Il y a pourtant des journalistes qui se font tuer au nom de la liberté d'expression.
A Rangoon, l'opposante birmane Aun San Suu Kyi réitière sa demande de remise en liberté, elle est encore et toujours assignée à résidence par la junte au pouvoir en Birmanie. A 64 ans, l'opposante lauréate du prix nobel de la paix, a passé 14 de ces dernières années en prison ou en résidence surveillée, son parti a été dissout après avoir refusé de participer aux prochaines élections et nous on rechigne à se déplacer un dimanche pour exprimer notre droit de vote, celui là même pour lequel nos grand-parents se sont tant battus.
Il y'a aussi les fausses démocraties telles la Tunisie, pays de rêves mariant les épices, la mer et le soleil, destinations prisées des touristes où la plus simple liberté d'expression pour l'autochtone est muselée, censure massive sur les réseaux sociaux.
Il y'a des pays où les filles n'ont pas droit à l'instruction, sont génitalement mutilées pour le plaisir du guerrier, il y'a des pays de guerres civiles, de guerres larvées où les femmes sont violées, des pays sans lois si ce n'est celle du plus fort où le faible toujours est sacrifié.
Il y'a, il y'a, il y'a...
Une chaîne, une chaîne danse à mon pied pour me rappeler le prix de la liberté...
Et si on en parlait?
"On rencontre beaucoup d'homme parlant de liberté, mais on en voit très peu dont la vie n'ait pas été particulièrement consacrée à se forger des chaînes."
G. Le Bon, Hier et Demain