photos, idées, idéaux, écriture, partage, voyage
Lorsque je t'ai rencontré par hasard au détour d'un chemin, tu étais là, tout tremblant, tout petit, si petit. Démuni dans le néant de tes nuits trop sombres, trop longues, errant sans fin, perdu, éperdu dans le vaste monde. Et pourtant, malgré ce faux semblant de petitesse, de faiblesse toute d'apparence, tu étais grand, tu étais beau. La confiance totale que tu avais dans la force de ton sentiment t'emplissais tant que tu en étais touchant, devenais un géant!
A pas feutrés,tant j'avais peur que tu ne me fuies, je me suis approchée doucement de ton petit corps tout recroquevillé
que fais-tu là?
Tu ne bougeais pas, semblais ne pas m'entendre, je me rapprochais encore un peu plus, posais doucement ma main qui t'effleura
tu t'es perdu?... je peux t'aider?... il fait froid, tu sembles mouillé
Tu tournas lentement la tête, tes grands yeux me fixaient avec intensité, semblant m'évaluer.
Juste à cet instant la pluie redoubla d'intensité et tu te jetas dans mes bras.
Je te sentais, te ressentais! Ton désarroi devenant le mien, au creux de mes bras, à même le coeur tu me racontas ton histoire : un jour, une nuit, qu'importe, dans un élan joyeux tu avais été lancé à la rencontre de l'aimé. Chantant, dansant, tu avais volé, virevolté … en vain, tu n'avais jamais trouvé ta destinée.
Ta peine, ton chagrin dès lors devinrent les miens, je t'avais reconnu, ce « je t'aime » c'était le mien, c'est sûrement pour cela que tu ne me l'avais pas retourné...
Une larme lentement sur ma joue a glissé...
On devrait toujours dire avant l'importance que les gens prennent tant qu'il est encore temps...
David Hallyday