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Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais personnellement ce genre de problématique m'est familière. Ou c'est le calme plat sans rien qu'un vaste désert à l'horizon où j'ai à porter un choix pressant sur l'une ou l'autre opportunité équivalente.
C'est un peu comme si j'étais un enfant à qui l'on demande : tu veux la main droite ou la main gauche? Allez décide toi! Et l'on reste là à se demander que choisir! Si votre intervenant est un rien sadique il ajoutera qu'il vous faut vous décider en vitesse sinon vous n'aurez rien. Voici le sentiment dans lequel je me débats depuis quelques temps.
Hier, à quelques heures d'intervalles j'ai reçu en main deux clés qui ouvrent deux portes.
La première est la sécurité, la certitude d'un ordre établi et en ces temps de crise nul besoin de préciser que cet argument est de taille.
La deuxième : la concrétisation de mes rêves les plus intenses, la réponse à ce besoin d'évasion, de découvertes, d'ouverture sur le monde qui me tenaille depuis que je respire où du moins ai pris conscience que derrière l'horizon s'ouvrait un vaste monde.
Hier j'ai choisi. J'ai choisi la voie de la raison. J'ai un mois devant moi pour l'expérimenter, j'ai néanmoins gardé en réserve la deuxième clé, un peu comme une lettre d'amour que l'on garde précieusement au fond d'un tiroir pour venir la relire un soir de cafard, pour se souvenir que l'amour a existé. Il me sera utile je pense ce souvenir d'être passé juste à côté, d'avoir eu l'opportunité d'échapper à cette petite vie étriquée...
Je crains pour le restant de ma vie être celle qui regarde les autres partir...
Mon plus grand regret à vrai dire est celui-ci : il n'y a personne qui tienne suffisamment à moi pour essayer de me retenir.