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Et vous comment auriez-vous réagi?
Une connaissance vient de me confier se débattre dans un cruel dilemme. Des problèmes de santé ne lui permettant pas de "prendre la pilule" elle se protège par un préservatif, malheureusement elle se retrouve enceinte. Pour de multiples raisons le couple ne souhaite pas garder le bébé. Mme X me lance alors désespérément : tu vois personne ne me dit : "t'as raison, vas-y"!
Ne voulant pas la perturber plus qu'elle n'est déjà, je lui réponds que c'est normal, que personnellement si j'étais dans le cas je garderais le bébé mais qu'ici il ne s'agit pas de moi ou des quelques personnes à qui elle s'est confiée, que la décision lui appartient à elle et son mari et que personne n'a à la juger.
Il ne s'agit pas pour madame X d'un coup de tête mais d'un profond désarroi face à un coup du sort, comme dit cette dame : "si j'avais 10 ans de moins, je le garderais" mais maintenant!
Alors elle tente de se rassurer en pesant le pour et le contre, mais la balance bien qu'inégale du "pour" la brise car c'est le plateau du coeur qui lui dit : "c'est mon bébé, un être vivant, je vais l'assassiner" contre celui de la raison qui est infini.
Bien que farouchement contre l'avortement, je ne me suis pas permise de tenter de l'influencer. Il ne s'agit pas ici d'une tête brûlée qui se laisse allez sans tenir compte des éventuelles conséquences. C'est une femme face à un choix douloureux.
Lorsque je lui ai dit que le plus dur viendrait après l'échographie qu'elle doit passer, elle a eu un mouvement me disant que je ne l'aidais pas, et pourtant si lui dis-je : "tu dois t'apprêter à avoir encore plus difficile après cet examen". C'est la "vision" du bb même s'il est encore infime, c'est son coeur qui bat... de plus il y a l'avortement en lui même auquel il faudra te confronter. Mme X m'explique alors que soit c'est par prise de médicaments ou alors c'est par aspiration.
Pour moi il s'agit de deux méthodes barbares, la première : l'absorbtion se fait en deux étapes, la première sert à tuer le foetus, la deuxième prise pour l'expulsion. Mais sans garantie. La deuxième méthode est l'apiration, rien que d'y penser j'en ai des frissons d'horreur : après anésthésie locale ou totale, le bébé est aspiré! Beurk!!!!!
En bref, je l'ai exhortée à se faire accompagner de son conjoint et pour la visite de l'échographie et pour l'avortement si finalement ils se maintennaient pour cette solution. Ceci pour qu'elle soit soutenue par son mari, deuxièmement pour qu'il se sente lui aussi concerné phychologiquement et physiquement par l'acte à poser, aussi pour l'avenir afin d'éviter que d'éventuels reproches de l'un ou de l'autre ne viennent les empoisonner. Je l'ai invitée à se projeter dans l'avenir pour essayer de ressentir ses émotions face aux décisions qu'il lui faut prendre.
Et si vous étiez dans le cas comment réagiriez-vous?