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photos, idées, idéaux, écriture, partage, voyage

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à tous et à toutes : bonne nuit!

papillon-de-nuit.jpg

Allez une petite "camomille" :-)
et
au lit!

papillon-pieride-du-navet.jpg

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S
Hop coucher sans souper !
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P
pourquoi? tu es punie????<br /> big bisous
C
Bonjour Fab ! Jolies photos.... As-tu récupéré le papillon sinon je peux te l'envoyer si tu as ton adresse mail sur tes coms... Belle journée !
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P
non : j'avais déjà "piqué" le faon, le pap j'ai pas osé abusé!!!big bisous
O
Tu m'as demandé qui a mis le feu.<br /> C'est Jean-Claude qui a mis le feu.<br /> <br /> Notre Seigneur, dans son infinie sagesse et sa grande bonté, avait posé son regard ce soir là sur l'étudiant Jean-Claude et l'avait choisi, parmi tous, pour qu'il participe activement à l'édification de la Sainte Eglise Catholique. Il avait chargé cette âme humble et généreuse de tourner une page du livre d'histoire des jésuites dans leur mission d'éducateur. Jean-Claude était le troisième fils d'une famille de six enfants dont le père était cultivateur sur les hauts plateaux du Jura, ou plutôt les plateaux du Haut Jura. Bon élève, travailleur et appliqué, il ne devait qu'à sa persévérance et à une bourse d'être là à prépa¬rer une licence d'allemand. Toutefois, cette bourse n'était que départementale et ne lui permettait pas de vivre, mais cela ne l'étonnait pas outre mesure puisque, pour lui comme pour les autres, c'était la bourse ou la vie. Les fonctions de pion qu'il occupait dans ce collège de jésuites lui offraient donc la vie en plus, puisqu'il était logé et nourri.<br /> Nourri ? Le lecteur attentif trouvera certaine¬ment le mot exagéré et prétentieux. Logé ? Oui, mais dans quelles conditions et pour combien de temps encore ? Il disposait, sous les combles, d'une minuscule pièce mansardée, juste assez grande pour contenir son lit, une table de travail et une penderie dont le rideau effrangé dissimulait à demi une valise en carton et quelques vêtements. Livres et cahiers, documents, traductions et polycopiés débordaient des étagères fixées au mur, recouvraient le lit et jonchaient le sol. Ici, l'été, c'était l'enfer. Et le reste du temps, un petit poêle rond à sciure luttait péniblement contre les températures sibériennes de ce réduit visité sans façon par les vents du nord qui le narguaient en sifflotant.<br /> Ah, les vents du nord! Que n'évoquent ils pas dans vos esprits éventés? Enrico Macias, peut-être? Mais passons. Pour l'instant, ils s'appliquaient à faire de cette nuit de janvier au ciel pur et sans nuage, la plus froide de l'année. Sans vouloir déflorer le sujet mais au risque de casser le suspens, autant vous dire tout de suite qu'ils y parviendront, chassant le mercure au fin fond des thermomètres.<br /> Le sport cérébral que Jean-Claude pratiquait assidûment au milieu de son fatras de papiers ne le réchauffait que d'une manière très relative. Cette relativité le poussa à pousser le poêle poussif. Ce zozo sans souci lui servit un sceau supplémentaire de sciure sèche. Ceci me conduit à vous dire sèchement: Y aurait fallu voir à pas pousser cet instrument de mau-vais poil. Enfin, un peu de psychologie, que diantre! Il était rouge de colère, le sanguin. Il fumait déjà à l'idée de ne réchauffer que sa proximité immédiate. S'il se fâchait pour de bon, y allait avoir des étincelles ! Et puis, le gaver de la sorte, était-ce bien raisonnable ?<br /> N'y tenant plus, au bord de l'apoplexie ou de l'indigestion, il péta un coup, histoire de se soulager. Oh, pas bien fort, discrètement, pour ne déranger personne. Juste pour faire un peu de place, pour faire descendre la sciure. Juste quelques petites étincelles. C'est bien connu, ceux qui ne font pas de bruit sont les plus redoutables... Lorsque celui-ci parvint aux narines de Jean-Claude, c'était déjà trop tard. Il avait une odeur de brûlé caractéristique. Le mal était fait. Le dessus de lit se consumait en dégageant une fumée noire et piquante. Du fait de l'absence totale d'équipement sanitaire sur place,- faut quand même pas rêver -, il n'avait pas le moindre petit verre d'eau sous la main pour stopper ces velléités d'incendie. Jean-Claude hésita sur ce qu'il devait prendre pour étouffer les flammèches qui mangeaient son dessus de lit avec un appétit croissant. Son blouson ? Sûrement pas. Sa valise? Pleine de bouquins. Un dico ? Trop petit. Vite, vite, il fallait trouver quelque chose car le gourmand commençait à goûter de sa couverture. La fumée s'épaississait. Elle suffoquait Jean-Claude, tétanisé par la rapidité avec laquelle le sinistre s'étendait et s'amplifiait. Les nombreux papiers qu'il rencontrait lui donnaient une vigueur inattendue. Un million de scénarios-catastrophes traversèrent son esprit à la vitesse de la lumière. Devant la nécessité d'agir, désespéré, il prit son blouson et tapa à grands coups sur son lit qui crachait à chaque offensive de petites gerbes d'étincelles. Comprenant que cela ne suffirait pas, qu'il avait sous-estimé le danger, qu'il fallait être plus d'une personne - peut-être deux - il se dirigea vers le couloir, aveuglé par la fumée et freiné par des quintes de toux qui lui donnaient des envies de vomir. Il reçu l'air frais du couloir comme une délivrance, couru les dix mètres qui le séparaient de la chambre du père Etienne dans laquelle il s'engouffra, le souffle court, les yeux rougis et larmoyants.<br /> - Il y a le feu. Je n'arrive pas à l'éteindre. Il faut donner l'alerte.<br /> Sans attendre de réponse, il laissa le Père Etienne interloqué et perdu dans ses interrogations. Il dégringola les escaliers jusqu'au bureau du Préfet des études, en risquant dix fois la foulure sur les marches émoussées qu'il sautait quatre à quatre. Il pénétra dans la pièce sans y être invité, ce qui constituait en soi une circonstance aggravante à ses distractions pré-cédentes. Le Père Chaumienne, honorable Préfet des études depuis quatre ans, allait remettre à sa place ce jeune freluquet dont l'impolitesse frisait le ridicule mais le jeune freluquet, décidément pétri d'inconscience, récidiva immédiatement en lui coupant la parole: <br /> - Mon Père, il y a le feu, et je ne parviens pas à l'éteindre.<br /> Jean-Claude était content de sa phrase. Non pas sur le fond, - nous aurons l'occasion d'y revenir -, mais sur la forme. La gymnastique intellectuelle que lui imposait la pratique quotidienne des langues étrangères, lui avait en effet permis de classer "in extremis" les trois mots qui se bousculaient dans sa tête, et il avait craint un instant de crier: papa, bobo, pompier !<br /> Ce soulagement inconscient dessinait sur ses lèvres un vague sourire que le Père Chaumienne prit comme une provocation supplémentaire. Décidément, ce dadais dément regretterait son audace dès demain. Ser¬rant instinctivement les mâchoires pour ne pas sombrer dans l'excitation qui animait ce possédé, encore suffo¬qué par ce viol de domicile, il trouva juste assez d'air pour souffler:<br /> - Où ?<br /> - Dans ma chambre, enchaîna rapidement Jean-Claude, qui, bien sûr, brûlait d'impatience.<br /> - Comment cela est-il arrivé ?<br /> Cet être supérieur discutait sereinement pen¬dant que la maison brûlait. <br /> - Mon Père, venez vite m'aider !<br /> Le Père Chaumienne prit conscience de la gra¬vité de la situation au fait que ce jeune freluquet, habituellement effacé, lui donnait des ordres à lui, Préfet des Etudes. Dont l'autorité faisait autorité. Dont la pupille dilatée pétrifiait d'ordinaire les plus audacieux. Il se leva, sans commentaire, et précéda Jean-Claude dans les escaliers.<br /> - Comment cela est-il arrivé ? répéta t'il<br /> Jean-Claude allait répondre lorsqu'un bruit de locomotive essoufflée l'interrompit. Ils aperçurent presqu'aussitôt le Père Etienne dont les cent kilos dévalaient l'escalier plus vite que ses courtes jambes ne l'auraient voulu. Le spectacle qu'il offrait apportait les réponses aux questions que le Père Chaumienne se posait. Ses petits yeux exorbités, au milieu d'un visage luisant et d'une belle couleur vermillon, expri¬maient tout le désespoir du monde. Il passa à coté d'eux sans s'arrêter (L'aurait t'il voulu qu'il n'aurait pas été en état de le faire, les freins ne répondant plus) en leur lançant un "C'est foutu! Vais prévenir les pompiers".<br /> Pour des êtres qui ne croyaient qu'en Dieu, une affirmation aussi catégorique appelait une vérification immédiate: Cela paraissait incroyable. Cela n'avait jamais été. Saint Thomas ne l'aurait pas démenti. Pourquoi une telle épreuve ?<br /> La fumée commençait à envahir le sommet des marches. Lorsqu'ils pénétrèrent dans le couloir qui menait au petit foyer de Jean-Claude, ils aperçurent derrière un épais rideau de fumée noire la lueur des flammes qui ravageaient sa chambrée avec la fureur du dragon.<br /> - Mais enfin, Jean-Claude, comment cela est-il arrivé ?
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P
merci oncle dan!<br /> big bisous
M
moi j'ai regarder mon bruce willis(film à 22h hier au soir)puis dodo ...bisous
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P
moi j'attends un "fernandel"<br /> big bisous