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Si ce n'est toi c'est donc ton frère...

 

 

Lorsque les nazis sont venus
chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.


Lorsque ils sont venus
chercher les sociaux-démocrates
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas social -démocrate.


Lorsque ils sont venus
chercher les syndicalistes.
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste


Lorsque ils sont venus
chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas catholique.


Lorsque ils sont venus
chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif.


Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne
pour protester.

Poème attribué à Martin Niemöller

 

Als die Nazis die Kommunisten holten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Kommunist.
Als sie die Sozialdemokraten einsperrten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Sozialdemokrat.
Als sie die Gewerkschafter holten,
habe ich geschwiegen,
ich war ja kein Gewerkschafter.
Als sie mich holten, gab es keinen mehr,
der protestieren konnte.” 

 

Als die Nazis die Kommunisten holten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Kommunist.
Als sie die Sozialdemokraten einsperrten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Sozialdemokrat.
Als sie die Gewerkschafter holten,
habe ich geschwiegen,
ich war ja kein Gewerkschafter.
Als sie mich holten, gab es keinen mehr,
der protestieren konnte.” 

 

                                                   Martin Niemöller (1892-1984)

Fils de pasteur, il entre à 18 ans comme cadet dans la marine impériale. En 1918, il devient commandant de sous-marin.

Après la guerre, il s’engage dans un corps franc contre les communistes avant d’entamer des études de théologie.

Niemöller a d’abord de la sympathie pour le NSDAP (parti nazi), pour lequel il a voté dès 1924.

Simple pasteur dans la banlieue de Berlin, Martin Niemöller proteste cependant quand, en septembre 1933, l'Église protestante est soumise au régime nazi et que les pasteurs « non aryens » en sont expulsés.

Il forme alors, avec d'autres pasteurs antinazis, une nouvelle organisation nommée « Ligue d'urgence des pasteurs » qui travaille à l'intérieur de l'Église pour combattre cette nazification. Quand l'Église protestante devient, en 1934, l'Église du Reich, Niemöller et d'autres opposants rompent avec elle pour fonder l'Église confessante. Celle-ci combat directement, dès 1934, la dictature et surtout l'idéologie nazie qu'elle qualifie de non chrétienne et de non morale.

Niemöller a été arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. En 1941, il a été transféré au camp de concentration de Dachau.

Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945, il se consacre par la suite, jusqu'à sa mort en 1984, à la reconstruction de l'Église protestante d'Allemagne.

Niemöller était convaincu que l'Allemagne et l'Église (« coupable » par action et omission) partageaient une « responsabilité collective » eu égard aux atrocités nazies.

 

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R
J'aime beaucoup de poéme, il démontre bien que peu importe le motif, une dictature a besoin de victime pour vivre.
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P
Je connaissais ce poème, mais je ne connaissais pas l'auteur. A diffuser largement tout autour de nous, car rien n'est jamais acquis. La vigilance doit s'activer.<br /> Bises à toi.
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P
c'est un poème que m'ont passé Emile et Clair, les utopistes au grand coeur<br /> big bisous
C
Tu sais Fabienne mon oncle a perdu son père et son oncle à Dachau, ils n'étaient pas communistes mais, italiens et se battaient à coups de tracts contre les allemands qui avaient annexés la Moselle, je suis originaire de ce département, pour en revenir à mon tonton il y a un troisième frère qui lui est rentré mais est mort peu de temps après suite aux maltraitances.. La mère de mon autre oncle, vosgienne, a été internée au Struttauf... Tu vois je suis d'une famille qui n'a pas été épargnée pas ces horribles nazis et pourtant je n'en veux aucunement aux allemands, qui eux aussi ont soufferts, les premiers.... Bonne journée !
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P
je te rassure je n'ai rien contre telle ou telle communauté et non plus les germaniques : ma voisine est d'origine allemande et on s'adore! elle a d'ailleurs elle même souffert des exactions nazie, quand à moi j'exècre la guerre et toutes les douleurs et misères qu'elle charie, nous avons dans la famille le triste privilège d'honorer la tombe du premier soldat mort lors de l'invasion, le pire c'est que quelques jours plus tôt il écrivait à sa soeur (ma grand mère) qu'il ne comprenait pas pourquoi ils perdaient leur temps là sur place dans la boue et le froid (je vais rechercher ce courrier pour le publier), ils se sont fait cueillir lâchement sur le bord de la route! mon grand père garde champêtre est revenu invalide des camps : il avait refusé de collaborer, sa femme a été internée par sa propre famille qui avait trouvé là l'opportunité de "conserver" ses biens!!!...<br /> big bisous