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22 - 17/11/2007 - début & fin : "Rêve irréel-alizée" (Françoise)
Voici un type d'exercice connu, mais amélioré dans le cas présent. Jugez plutôt.
Il s'agit d'écrire un texte qui contiendra (idéalement dans son titre, mais pas obligatoirement) l'expression: " Rêve irréel-alizée" (Selon le dictionnaire des Elfes, le mot " irréel-alizée" signifie "réalisé dans l'Irréel, le Monde Intermédiaire").
Le texte commencera par la phrase.
Quand j'avais trois ans, j'ai dit: "Quand je serai grand (e), je serai un/une ..."
(remplacer les pointillés par l'un - ou plusieurs, pourquoi pas ? - des mots suivants : fée, magicien, elfe, nymphe, dragon, licorne, lutin, schtroumph, pokémon, sorcière, nain de jardin, loup-garou, chat-garou, ogre, fantôme, orque, vampire).
Le texte se terminera par :
La part de moi qui est devenue ... ... vous salue.
(les ... sont à complèter sur base d'un élément de la liste précédente, mais pas forcément le même qu'au début du texte, et pas forcément qu'un seul non plus...)
Quand j’avais trois ans, j’ai dit : « Quand je serai grande, je serai un magicien.
« Tu seras magicienne alors ! » me dit ma tante
« Non ! MA - GI – SIEN ! Et z’aurai une licorne toute blanche, et je volerai tout là haut dans les z’étoiles, et toi tu viendras pas avec : t’es méchante !» lui répondis-je en boudant…
Arrête de dire des bêtises et mange tes tartines !...
Max et Léa, côte à côte, étendu dans l’herbe tendre échangeaient leurs confidences :
- J’étais déjà très têtue à l’époque, vois-tu !
- Max attira Léa plus près de lui :
- Têtue : c’est peu dire. Bornée serait plus juste … Non ! Ne te fâche pas : restes là !
Léa s’est redressée d’un bond.
- Allez, mon cœur : vient ! Fais pas ton dragon ou foi de loup-garou je mordillerai ce joli cou de nymphette pour transformer l’horrible sorcière qui niche au creux de tes entrailles en une fée toute dévouée et soumise à mes concupiscences !
- Y a déjà longtemps que je suis mordue ! rit Léa.
- Hum ! C’est vrai ce mensonge ? Va falloir le prouver !
- Salut les amoureux. Qu’est-ce que vous faites ?
- On raconte nos souvenirs d’enfance.
- Ha ?
- Oui : Léa voulait être ma-gi-sien !
- Quelle drôle d’idée. Dit, Max, j’ai un problème de ….
Léa boude. Les copains de Max : ké pots d’colle !...
Léa s’isole. Nostalgique, elle revoit son enfance solitaire, les rêves qu’elle élaborait sans fin. Coincée dans un monde trop dure pour elle, elle s’évadait sans fin dans un monde onirique, se créant ainsi un monde parfait dont elle était l’héroïne. Dans cette sphère irréel-alizée : elle était une petite fille comme les autres, elle avait un papa, il était beau, il était grand. Il était gentil. Alors, ce papa l’emmenait tel le prince charmant sur son beau cheval blanc. Avec lui, Léa, n’avait jamais peur, il l’aimait, la berçait, l’entourait d’amour et de tendresse. Oui mais voilà, ce n’était que des rêves et Léa, petite fille solitaire s’y réfugiait pour oublier ce père absent, ce père mort qu’elle ne connaîtrait jamais ! Alors, Léa conçu, à l’insu de tous, une bulle où « ils » vivaient ensemble, pour l’éternité, elle y amena tout ce qu’elle aimait : les choses, les êtres, la nature immense avec ses plaines, ses forêts ; la mer ! Il y avait plein d’animaux qui parlaient...
Léa sourit. Elle regarde Max et son ami. Ils ne font plus attention à elle, alors elle se lève et s’en va !
- Hey, Léa ! Où tu vas ?
- J’ai rendez-vous avec un fantôme
- Elle est folle ta copine, Max !
- Oh toi, le nain de jardin méfie toi tu es à côté d’un vampire affamé.
- Max rit : « au cinéma à 20h, ok ? »
Léa, aérienne virevolte et lui envoie un bisou
Messieurs, la part de moi qui est devenue ma-gi-sien vous salue.