Lundi 9 novembre 2009
1
09
11
2009
00:06
De retour dans sa chambre, elle pose ses affaires. S'affaire. Ses yeux croisent son reflet dans le miroir. Elle
s'approche, se dévisage, s'observe sans aucune indulgence. Que me trouve t'il? Est-ce possible?... Rire amère : "ce n'est pas mon physique" ajoute t-elle en s'adressant à la face polie qui lui
répond par la même mimique.
Quand il l'a vue il s'est dressé soudain sur ses pieds, elle pensa que c'était pour son amie qui l'accompagnait, le fruit d'une attente arrivée à son terme. Comment imaginer que c'était elle qui
lui faisait cet effet? Même au cours de la soirée lorsqu'il vint s'asseoir à son côté, se rapprochant d'au plus près qu'il pouvait, lui parlant encore et encore, l'invitant à rejoindre leur
groupe, ne cachant pas sa déception de son refus.
Ils se sont recroisés ici et là, il est venu l'attendre et là encore elle n'avait pas sur le moment compris.
Il a fallu cette rencontre dans la rue, l'émoi visible qui l'animait, son sourire radieux, celui de son ami complice et les grises mines d'une ou deux filles, ces regards qui la jaugeaint,
l'évaluaient.
La vie est étrange, ils ne se revirrent pas mais là bas quelques part dans les brumes de l'ephemère elle fut un instant encore désirable, encore femme.
4
Mardi 11 août 2009
2
11
08
2009
22:54
Chaque jour il arrivait ombre furtive de la ville. Il venait avec son sourire, son panier rempli de fleurs,
parfois de fruits, pendant à son bras. Sa mise était toujours soignée, un pull à col roulé sous sa veste l'hiver et l'été si le soleil donnait, abrité sous son chapeau noir, il roulait les
manches de sa chemise. Il déambulait ainsi dans les rues accostant inlassablement des passants trop pressés, trop méfiants. Un sourire chaleureux au lèvres il tendait simplement sa main qui
tenait une fleur et lorsque son vis à vis faisait mine de glisser sa main dans sa poche ou son sac pour en sortir de la monnaie il disait gentiment : « non merci, c'est gratuit » le
moment de stupeur passé, un doux sourire faisait place à la gène ressentie une fraction de seconde par certains, d'autres pensant avoir affaire à une arnaque ou à un fou haussaient les épaules et
s'éloignaient en ronchonnant.
Je pris ainsi l'habitude de m'asseoir un instant avec lui sur un banc, nous échangions quelques idées, quelques
bonbons. Un jour il est parti. Je ne sais pas ce qu'il est devenu, il n'aimait pas écrire. Il a simplement fait sa valise, prit son panier garni de fleurs et de douceur. Une touriste lui avait
parlé de cette femme là-bas, dans ce pays lointain qu'il ne connaissait pas, il y aurait une mendiante d'amour qui tout comme lui offre des fleurs et la chaleur de son coeur, alors lui qui avait
si froid se dit qu'il était temps pour lui de tendre sa main pour qu'elle y dépose la sienne.
10
Vendredi 31 juillet 2009
5
31
07
2009
00:55
Dragon
Deux étrangers dans la nuit
toi là bas, moi ici
et si peu ou rien à se dire
Deux étrangers dans la vie
un instant se sont cru réunis
enfin si peu, y a rien à dire
Deux étrangers dans la vie
Deux et des milliers...
-
Oui, je sais! C'est pas bon!
-
...
-
Pas la peine de prendre cet air étonné. Et ne reprenons pas cet sempiternelle discussion je n'ai pas le coeur à ces répétitions stériles. Oui je te vois toujours, oui tu es un dragon, oui je
ne suis pas censée te voir, oui, oui, oui! Je sais tout cela!
-
Je ferais mieux de retourner dormir. Tu es de trop « charmante » humeur
-
mmm... excuse moi... la communication c'est important quand même non?
-
Il y a mille et une façon de communiquer.
-
Oui, en principe.
-
Allez! Tu es fatiguée, vas te coucher, nous reprendrons cette conversation demain
-
tu as raison.
-
Bonne nuit
-
pas de poudre de perlimpinpin ce soir? :-))
-
Dors :-))
3
Dimanche 12 juillet 2009
7
12
07
2009
00:20
Ces yeux! Ses yeux. Ses posés sur lui!... Non, ce n'était pas possible et pourtant... si, si! Elle le regardait! Ses grands yeux vert s'interrogeaient.
Debout devant la glace elle osait à peine respirer.
-
Qui es-tu? Est-ce que je rêve? Oui c'est sûrement cela : je me suis endormie sans m'en rendre compte, j'ai dû fermer les yeux tant la lassitude m'envahissait, je suis peut être dans un train
ou lovée sur de moelleux coussins ou encore un bref instant j'ai reposé ma tête au creux de mes bras et le sommeil m'a gagnée.
-
Je...
-
Et me voilà devant ce miroir, le tube de mascara en main, à te contempler! Tout cela à l'air si réel, je peux me toucher, sentir ma peau, respirer le parfum dont je viens de m'envelopper et
là, là juste ou le coeur bat, je te vois... Tu dormais, je ne t'aurai jamais aperçu si soudainement un soupir appuyé n'avait laissé s'échapper cette légère fumée! Mais qui es-tu? Comment
es-tu là? C'est étrange ce rêve... aie! Fais attention, tes griffes viennent de me mordre le coeur!
-
Pardon, pardon! Je ne voulais pas, je me suis surpris et j'ai mal réagi!... Je ... je ... Je suis ...Je suis un dragon
-
un dragon!
-
Oui, un dragon...
-
Un... !?
-
Oui, tous les humains en ont un, mais vous ne le savez pas. En principe nous sommes invisible aux yeux des mortels...
-
Je rêve, c'est sur : je rêve!
-
Non, je suis bien réel, autant que ces larmes que tu as versées par deux fois aujourd'hui, aussi réel que tous les sentiments qui t'animent...
-
Comment?...
-
Comment? Comment je te connais si bien? C'est simple, je vis ici à la source de tes émotions, ce sont elles qui me font un nid douillet. Parfois, quand tu as trop froid je te réchauffe un peu
de ma flamme, tu sais on se ressemble, c'est pour cela que je suis si bien chez toi.
-
Tu es là depuis longtemps? Toujours?
-
Je suis arrivé un matin d'été, il y a quelques années déjà. Ton coeur était tout froid, tout vide, il était déserté. Moi aussi, j'étais en perdition, c'est le hasard qui m'a guidé. Je t'ai
aimé tout de suite tu sais...
-
Un vrai charmeur quand tu t'y mets
-
J'aime ton sourire
-
Il paraît que ça fait mon charme, le tien n'est pas mal non plus. Pourquoi étais-tu en perdition?
-
Avant toi, je résidais dans un coeur noir, rempli de haine et de fiel, à force il me contaminait!
-
C'est fou!
-
Les sentiments tu sais c'est contagieux. Ce coeur n'était qu'envie et ressentiments. J'en ai connu bien d'autres, des coeurs... J'ai vécu « de l'autre côté » toutes tes mauvaises
expériences, j'ai connu toutes leurs intimes pensées, j'étais le bourreau, le mépris, le brutal, l'obscène, j'ai vu tant d'horreur, moi qui avait été bercé par un coeur doux et tendre parti
trop tôt, je n'en pouvais plus. Alors, je me suis décidé à partir, à ouvrir mes ailes sur un horizon nouveau. Je ne savais pas où j'allais, je savais seulement que je devais partir, je ne
voulais pas propager la haine et la douleur, je ne voulais pas devenir un vieux dragon aigri, je voulais des rires et des fleurs, je voulais croire, croire en l'avenir, croire que c'était
encore possible.. J'ai fais des haltes ici et là pour me régénérer, mais ces coeurs ne me convenaient pas, oh! Ils n'étaient pas tous mauvais loin de là, certains étaient seulement futiles ou
juste égocentriques, il y 'en avait certains très convoités ou plus d'un dragon s'étai ent réfugiés, j'ai quasiment fais le tour de la terre avant de te trouver... et me voilà
-
Comment ne t'ai-je jamais aperçu avant? .. Pourquoi ris-tu!
-
Parce que ce n'est pas la première fois que tu me vois! C'est pour cela que j'ai sursauté si fort là tantôt, je ne sais plus quel subterfuge utiliser, à chaque fois tu perces ma bulle, c'est
incroyable! Cet autre monde n'est pas censé être accessible aux humains, c'est une autre dimension, mais toi, toi!
-
Cela a l'air de bien t'amuser
-
Ce doit être cette connivence entre nous, trop proches sûrement
-
Des âmes soeurs?
-
Oui, en quelque sorte, c'est rare mais ça arrive. Il faut pourtant me résoudre à t'apporter l'oubli, on se retrouvera dans tes rêves bien réels ceux ci, Je t'apparaitrai sous une forme ou une
autre, discret je te suivrai.,te parlerai, on partagera nos idées, nos sentiments, nos émotions, on parcourera un bout de chemin ensemble.
Oublie moi maintenant!
6
Jeudi 9 avril 2009
4
09
04
2009
01:53
Dublin - Ireland
Le feu crépitait dans la cheminée, répandant une douce chaleur. Des flammes rouges et jaunes léchaient avec
bonheur les briques réfractaires. Douceur et harmonie à l'intérieur tandis que dehors se déchainaient furieusement le vent et la pluie. L'hiver, faisant ployer sous l'assaut glacial les arbres et
les fleurs, semblait soudain revenu. Maussade elle écoutait les infos : augmentations des taxes, à nouveau! Elles avaient presque doublé sur les 6 derniers mois! La suite n'était pas
meilleure.
Je vins la rejoindre, parlant de choses et d'autres pour la dérider. Peu après dans une douce pénombre, plateau
sur les genoux, nous mangions.
-
Quel sale temps!
-
Mmmmmmmmm! Au moins c'est agréable d'être ici, le feu, la cheminée, la lumière : c'est romantique... pour toi
il ne manque plus que Michel pour que tout soit parfait... Tu ne vas pas à ton cours de gymnastique aujourd'hui?
-
Non, mes muscles sont douloureux, trop marché ce week end... Michel travaille de trop il a d'énormes cernes
noires sous les yeux... lorsque nous serons mariés nous irons dormir plus tôt... Tu comptes te marier avec lui?
-
Non.
-
Non?!...
Ses grands yeux écarquillés exprimaient toute son incompréhension.
Tard dans la nuit, je poursuivais silencieusement le cours de mes pensées. Elles s'harmonisaient parfaitement à la
tempête qui soufflait dehors. Depuis combien de temps, personne n'a t'il eu envie de te prendre dans ses bras? De te parler d'amour des heures durant, te glissant, te murmurant de tendres, de
passionnés mots d'amour qui t'enfiévraient le sang? Depuis combien de temps n'a tu goûté la chaleur sucrée d'un baiser? La douce brûlure d'une main qui vient se poser sur toi, la caresse d'un
souffle chaud? L'ivresse du désir, l'ivresse du plaisir? Plaisirs des sens, chavirer doucement du plaisir d'aimer, de se donner, de se trouver …
Ce soir, je pense à Andersen, à « la petite fille aux allumettes », elle avait si froid...
4
Dimanche 22 mars 2009
7
22
03
2009
22:25
Ami, amant
moment si doux
oasis des sens
un si tendre tourment
rhapsodie du temps présent
4
Lundi 23 février 2009
1
23
02
2009
20:46
Tu perds ton temps, pourquoi attendre demain?
Demain, très cher lambin, je t'aurai rejoins sur le chemin. Tu prends peur, tu trembles, tu frémis... qu'importe, je suis ton inexorable ennemie, je viendrai t'embrasser, te donner le
dernier baiser. Pourquoi me maudire? Il n'en tiens qu'à toi d'aimer, de rire !
Arrête donc de gémir, tu dis aimer la vie? Que diantre, croque la, caresse son sein, bois sa lie, toujours tu te plains mais il n'y a pas de bon ou de mauvais destin, tu choisis seul ton
chemin.
Les trésors d'amours ou d'amitiés tu peux ou non selon ton désir attiser ou délaisser. Cesse donc de
ton nombril être omnubilé, tu dis aimer la vie alors ne la méprise, demain, très cher lambin, je t'aurai rejoins sur le chemin.
9
Mardi 27 janvier 2009
2
27
01
2009
23:52
n'est ce point folie
d'offrir son coeur
l'amour ne rend
t'il pas aveugle?
La nuit, murmure
une petite voix
Et s'il se moquait
de toi?
11
Derniers Commentaires