Dimanche 23 septembre 2007

-         Qu’est ce que t'en pense?

-         Hmm.

Sous l'oeil inanimé d"un chameau qui côtoyait le penseur de Rodin, un couple s'épuisait depuis des lustres à se lancer leurs "4 vérités".

-         Ils sont bizarre ces humains! reprit le chameau. N'ont ils donc rien d'autres à faire?
Bon sang! Si je pouvais bouger je ne perdrais pas de temps à m'invectiver pour rien comme ces tristes huluberlus de pacotilles!

-         Hmm

-         De toute façon quand c’n’est pas eux c'est leur famille ou leurs amis!

-         Hmm

-         L’avantage avec toi c'est qu'on se dispute pas. Ce serait difficile : je parle et toi tu penses éternellement sans exprimer ton opinion... remarque la p'tite dame elle ferait bien de faire comme toi!

-         Fainiasse fais ton ménage, les autres femmes, les vraies, c'est ce qu'elles font. Elles s'occupent de leur homme : y'a plus rien entre nous comment je pourrais te faire confiance...

-         N’inverse pas les rôles : c'est toi qui n'est pas digne de confiance... et puis si tu aimes le ménage fais le! De nous deux je ne sais pas qui est le plus fainéant...

-         Ferme ta gueule connasse ou je vais te l'arranger!

-         Ah oui? Tu crois que tu me fais peur? Viens je t'attends

-         Salope, tu verras le jour où...

-         Tu me fatigues et puis c'est pas parce que t'es pas beau que tu dois être grossier... prit elle plaisir à le narguer.

-         On a beau être de pierre, ajouta le chameau dans un soupir, ça secoue quand même parfois les tripes qu'on n'a pas, ce qu'on est obligé de voir ici

-         Hmmm

-         Dépêche toi j'ai autre chose à faire que perdre éternellement mon temps. De toute façon tu le fais exprès chaque fois que je dois partir quelque part tu cherche misère.

-         Si tu ne le perdais pas toujours en chose inutile tu en aurais du temps! Nettoie ta baraque tu ferais mieux. La place d'une femme est à sa maison. Tu ne peux pas te contenter de ce que tu as?

Elle ne prit même pas la peine de lui répondre. Ça n'en valait plus la peine! Depuis des années ils se blessaient mutuellement. Qui avait tort? Qui avait raison? Aucun des deux sûrement, de toute façon ils étaient tout deux perdants.

-         Fais tourner la voiture, je vérifie que tout est fermé et j'arrive.

-         Ne traîne pas encore des heures : j'ai horreur d'attendre dans la voiture.

A peine était il installé au volant que le klaxon retentit longuement.

-         Quel c... s'il croit m'énerver!

Elle n'eut même pas le temps de fermer la portière que la voiture démarra sèchement.

-         Quand je serai mort tu seras contente. Ce sera ta faute, d'ailleurs tu le fais exprès : tu sais que je dois rester calme, le médecin te l'as dit! Tu seras contente alors, tu pourras t'en trouver un autre, si ce n'est déjà fait!

-         j'ai pas besoin que tu meure pour ça je te l'ai déjà dit mille fois : y'a qu'à se séparer, j'ai pas besoin de ta mort pour être libre.

-         Ta liberté, tu n'as que ce mot à la bouche. T’es folle ma pauvre fille! Qu’est ce que tu ferais sans moi? Tout ce que tu sais c'est moi qui te l'ai appris, t'es rien, t'es nulle : si tu savais ce que les autres pensent de toi, à moi on me le dit!...  et puis c'est pas normal que tu doive toujours avoir des activités extérieures, après quoi tu courres? Restes à ta maison tu feras mieux on ne se disputerait pas alors si tu faisais ce que tu as a faire!

-         Fais attention!

-         Tu vas m'apprendre à conduire aussi? C’est moi qui peut te donner des leçons tu ferais mieux de m'écouter. Il embraya et poursuivit : avant tu n'étais pas comme ça : tu m'as trahi! Lança t il venimeux. Quand on s'est connu tu disais que moi seul t'importait... c'est la dernière fois tu m'entends...

Enfoncée dans son siège, elle ne l'écoutait déjà plus. Elle se tourna vers la fenêtre regardant le paysage sans le voir : ses pensées dérivaient. Qui de nous a trahi l'autre? Es ce seulement important? Quand l'amour s'est il mué en haine? Au début sa "jalousie" me touchait, si ce n'était pas une preuve d'amour ça! avec le temps ça se calmera me disais je, je le rassurerai à force d'attentions et de passions alternées de tendresse...mais avec le temps je me suis demandée si ce n'était pas plus de la possessivité, de la manipulation que la marque d'un amour sincère! L’amour s'en vient, l'amour s'en va. Il ne reste plus que regrets et rancoeurs, hier l'envie nous tenait aujourd'hui la haine nous tenaille.  A force de cris, de douleurs le négatif a supplanté le positif!  Pourtant je l'ai aimé : il était tout pour moi, j'y croyais...ou voulais je y croire? Je voulais tant aimer et être aimée...j'y aspire encore tellement! Il a peut être raison : c'est de ma faute: j'ai cessé les concessions. Elle se tourna vers lui et se dit en l'observant : c'est vrai qu'il est beau mais ça ne suffit pas, ça ne suffit plus. Et puis qu'importe le physique : ce n'est qu'une apparence, son âme torturée n'est pas belle: elle! Si tu n'étais pas si arrogant, si... j'aurais pu pardonner, j'aurai pu encore t'aimer, malheureusement pour toi et pour moi : j'aime corps et âme ou pas du tout!
De ça c'est vrai je suis coupable ! Aujourd’hui je rêve d'espace et d'horizons nouveaux, de liberté...Tu n'aurais jamais du lever la main sur moi : je ne pourrai jamais te le pardonner.

Soudain un chien surgit sur le chemin, dans un juron le conducteur se jeta sur le frein. La voiture dérapa. Lorsque le camion qui déboulait en face fit désespérément des appels de phare tout en klaxonnant lamentablement, il était trop tard! Le temps semblait s'être suspendu : elle eut encore le temps d'apercevoir les cygnes qui glissaient majestueusement sur le plan d'eau, juste avant que la voiture percutée ne parte en tonneaux. Elle se dit que la route ressemblait à un ciel gris et les phares du semi remorques éblouissaient comme deux soleil éclairant une nuit éternelle.
Sa dernière pensée fut pour Victor : c’était l’heure de la nuit qu’il avait toujours trouvée magique ! Le moment où la nuit se transforme en jour progressivement. Il y’avait un instant précis où tout basculait et c’était cette fraction de seconde qu’il aimait vivre. Le ciel se mit à trembler, elle ferma les paupières. Lynn et Victor les attendrait en vain ce matin.

 


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Commentaires

Ton texte est déroutant... Attention c'est un compliment je t'assure. Au début je me disais humm...humm... comment va-t-elle raccrocher cetet scéne de ménage digne des "deschiens" avec mes deux adolescents en transit dans l'espace-temps... Et bien je dis bravo. Bien joué l'artiste !
Commentaire n° 1 posté par Kildar le 25/09/2007 à 13h40
merci c'est gentil. franchement j'ai eu peur de vous avoir déçu. c'est vrai que je suis un "brin" originale (et c'est peu dire) dans l'interpretation de la suite de ton texte. défaut de débutant! mais comme c'était libre j'ai laissé mon imagination travailler (et c'est vrai qu'elle est toujours en effervesence!!!....) mais si ça te plait je suis hyper contente!
big bisous
Réponse de poussières d'étoiles le 25/09/2007 à 19h21
Ainsi c'est le couple et leur soleil qui est la cause des 2 soleils, tu as cherché une explication. Pourquoi pas?
Commentaire n° 2 posté par polly le 24/09/2007 à 19h34
effectivement! quand j'ai lu le texte de kildar les 2 soleils m'ont fait penser à deux lumières, ---->2 phares dans la nuit...le drame...et la raison du drame. mais je me rends compte que mon interprétation diffère énormément des vôtres!
big bisous
Réponse de poussières d'étoiles le 25/09/2007 à 19h26

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Texte libre : echologie


voici mon petit nouveau

echologie
un blog à vocation politique et ça va sans dire
ECOLO



CONTRE LES EXPULSIONS

 

Honnêtement je ne comprends pas le monde dans lequel je vis. Je viens de passer chez Enriqueta et vu son article sur cette famille dont le père accompagné de représentants de la "justice" sont venus enlevés des enfants de leur école pour les emmener dans un centre fermé juste avant de les expulser.

Est ce cela la démocratie?

Et je me dis que nos silences sont coupables, alors aujourd'hui je laisse ici cette place pour le manifester à qui veut l'entendre et pourquoi n'en feriez vous pas autant si vous partager cette opinion? La fatalité n'existe pas il nous appartient d'avoir le courage de nos opinions. Quelles qu'elles soient.



 Je suis pour l'éradication des centres ouverts, des centres fermés, pour l'arrêt des fichiers, de tout ce qui entrave la liberté d'opinion. Je suis pour la liberté d'expression, pour la liberté de circulation, nul n'a le droit de détenir un autre être, de brimer ses droits les plus élémentaires.Les différences sont des richesses et non des entraves.

Blog photo

http://parcours.over-blog.org/

Voilà mon p'tit nouveau! Un blog qui servira à illustrer à l'aide de mon p'tit appareil photo les chemins parcourus :-)
big bisous

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