Jeudi 29 novembre 2007

 

 

Num--riser0005.jpg

 

Lorsque je me surpends à devenir d'humeur sombre et silencieuse et que mon âme se laisse envahir par la bruine et l'humidité de novembre, alors il est grand temps pour moi de me rendre dès que possible à la mer.

Herman Melville (1819-1891)


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Mercredi 28 novembre 2007

Pour Polly, 
affectueusement.

La plus drôle des créatures 

Comme le scorpion, mon frère
Tu es comme le scorpion
Dans une nuit d'épouvante. 

Comme le moineau, mon frère,
Tu es comme le moineau
Dans ses menues inquiétudes.
 

Comme la moule, mon frère,
Tu es comme la moule
Enfermée et tranquille. 

Tu es terrible, mon frère,
Comme la bouche d'un volcan éteint. 

Et tu n'es pas un, hélas,
Tu n'es pas cinq,
Tu es des millions. 

Tu es comme le mouton, mon frère,
Quand le bourreau habillé de ta peau
Quand le bourreau lève son bâton
Tu te hâtes de rentrer dans le troupeau
Et tu vas à l'abattoir en courant, presque fier. 

Tu es la plus drôle des créatures, en somme,
Plus drôle que le poisson
Qui vit dans la mer sans savoir la mer. 

Et s'il y a tant de misère sur terre
C'est grâce à toi mon frère,
Si nous sommes affamés, épuisés,
Si nous sommes écorchés jusqu'au sang,
Pressés comme la grappe pour donner notre vin,
Irai-je jusqu'à dire que c'est de ta faute, non,
Mais tu y es pour beaucoup, mon frère. »
 

Nazim Hikmet, 

 


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Mercredi 28 novembre 2007


Enfant, lors des vacances chez ma grand-mère mon bonheur était de regarder les trésors qu’elle conservait dans de jolies boîtes, il y avait des photos, des cartes postales, un ciseau qui avait appartenu à mon père…

De tous, mon préféré c’était « Automne », elle avait toujours peur que je le détériore. J’ignore ce qu’il représentait pour qu’elle le garde ainsi à porter de main dans le tiroir du buffet… je ne pouvais m’empêcher de littéralement « fondre » dessus : il me faisait rêver.

 








L'automne, au coin du bois,               nenene.jpg
          joue de l'armonica.


                                                         
Quelle joie chez les feuilles!
          Elles valsent au bras du vent
                       Qui les emporte


                                                   
On dit qu'elles sont mortes,                                
          mais personne n'y croit.


                                                            
L'automne, au coin du bois,
          joue de l'harmonica.

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Mercredi 28 novembre 2007

24 - 25/11/2007 - Mots imposés (Michel - Faux rêveur)

Ce type d'exercice est manifestement celui que vous préférez, et il a été décidé de ne pas changer la formule cette fois

Sur base des 25 mots suivants, il vous est demandé d'en utiliser au moins 15 (idéalement tous) pour écrire un texte de votre choix.

page - annuler - travers - crépuscule - tirer - facile - ambiance - hypothèse - mésange -
finesse - parallèle - absurdité - sonate - langage - puriste - fatalité - dissoudre - pyramide -caresse - victime - bâtisse - perpétuel - exécrable - hacher - cran

 

Mme H.

Si proches et pourtant si lointaines, dissimulées là derrière l’écran noir, se mouvaient gravés dans les ondes de l’éternité technologique les ombres obscures d’une cohorte de « juifs » ; fantômes tétanisés, comme « hypnotisés », délogés d’un ghetto quelconque !

Mme H avait suivi ces départs quelquefois « volontaires », souvent « musclés ». Crépuscule de corps ramassés, amassés, écrasés dans la résonance affolante des claquements assourdissant des bottes annonçant les rafles visant à l’extermination d’une « sous race » par une « autre » se targuant d’une « supériorité » par elle seule établie. S’ensuivaient, les cris et les insultes, la gueule du fusil pointant de misérables créatures serrées, tremblantes, sur les quais de gare. Sommairement, on entendait tirer

-         Tous ces trains, tous ces wagons débordants, craquants sous le poids des détresses humaines ! Toutes ces mains désespérées qui se tendent à travers les barreaux immondes !

Étourdie, Mme H. abhorrait l’écoeurante puanteur des fumées noires, ressentait physiquement les sursauts dû à l’ébranlement du train, partageait l’effroi saisissant de l’âme transie des hommes, des femmes ; percevait jusqu’au tremblement des souffles agonisants des enfants, des vieillards disparaissant dans les trains de la mort ; dans l’absurdité d’un monde parallèle exécrable! Dans sa finesse exacerbée, Mme H. croyait encore discerner les cris de douleur des roues du train qui crissaient de la désespérante collaboration des wagons exhalant l’urine et la mort, …

Écoeurée, Mme H., au fil des images, avait suivi ces immondes voyages « organisés » : Auschwitz, Dachau, Treblinka,….   Tous, oui tous étaient partis : hommes, femmes, enfants, tziganes. Les handicapés, les « différents », tous pour être dissous de par un impitoyable langage puriste pyramidal, bourreaux et victimes avaient mêlés leurs pas, sans jamais rompre la chaîne, martelant le sol poussiéreux vers cette inexorable élimination barbare, pour l’histoire ne conserver finalement que ces images spectrales hachées par le drapeau de l’intolérance et de la xénophobie.

Mme H. à travers les âges aurait voulu leur crier : « révoltez-vous ! Vous êtes la masse, le surnombre ! ». Cela serait facile de vous échapper : ayez du cran! Certes, sous les balles ennemies, les premiers seraient tombés, mais les autres ?!... 

Pourtant, depuis plus d’un demi siècle, obéissant à une fatalité obscène, humbles et soumis ils partaient en petits rangs bien serrés vers une fin certaine ; encore et toujours ils trottaient à l’abattoir comme des petits moutons bien sages. Inconcevable !

Dans un soupir, elle se dit qu’il en fut de même à travers les pages de l’histoire de tous les opprimés, de toutes les victimes perpétuelles réduites à l’esclavage, enchaînées, meurtries dans leurs âmes ou dans leurs chairs, exploitées, humiliées, brutalisées. Aujourd’hui n’est pas tellement différent « d’hier » : la traite des êtres humains qu’elle revête la forme de la prostitution, où du négoce d’organes perdure encore : hommes, femmes, enfants tout est « bon », nous ne sommes que vil commerce ; et que penser des SDF ici où à Rio, de ces ombres qui remuent les tas d’ordures en quête de l’ultime trésor ; une larme aussi pour ces vagues silhouettes nébuleuses courbées sur une machine à coudre ; une autre encore pour l’enfant qui dévide sa sueur et son sang dans le fil d’un tapis, tous victimes de la production, de la mondialisation ! Achetez ! Achetons : nous sommes la sainte société de consommation !

Révoltée, Mme H. revivait le désespoir impuissant de cette mère en Inde qui pour quelques dollars contrainte par la misère venait de vendre son plus jeune enfant pour permettre à l’aîné de survivre…. Perplexe, elle se leva pour éteindre le téléviseur hypnotique qu’elle fixait depuis longtemps déjà sans s’en apercevoir.

Lentement elle se dirigea vers le buffet, ouvrit la porte. Le tiroir en glissant couinât un bref gémissement. Repoussant d’une main le tas de factures, Mme H. choisit précautionneusement de l’autre un bâton d’encens, elle hésitât devant les petits bouts de bois : vanille, pot pourris ou ambre ? Elle opta pour ce dernier : il lui rappelait le temps béni de l’insouciance : un parfum d’enfance.

 Mme H. le savait pertinemment ! Depuis longtemps déjà elle aurait du prendre sa plume. A nouveau : écrire, contacter … supplier ! Oui mais voilà : elle était lasse, si lasse de retarder sans fin les inévitables échéances. Démoralisées, les semelles de ses chaussures s’usaient sans fin sur les scabreux sentiers de la destinée !  A 40 et des ans, meurtrie, entre autre,  par les vicissitudes pécuniaires de son existence, elle n’était plus qu’un immense « pourquoi ?»,
une âme écorchée s’interrogeant sans relâche ; à tel point que son corps même, en s’arc-boutant, s’avérait incarner un immense et vivant point d’interrogation !

          « Ah ! si je pouvais être un oiseau : de toute la force de mes petites ailes,
je m’envolerai! Je survolerai avec mépris usines et maisons, plus de cages,
plus de cités sombres, plus de prisons : je serai gaie comme un pinson, une
mésange insouciante, nagerai dans les nuages, me gorgerai de lumière et d’espace. Libre, oui libre comme le vent tendre et doux du printemps, la brise affable me porterait toujours plus haut, toujours plus loin à la découverte des paysages de rêve, je filerai vers la caresse du soleil, nicherai dans les palmiers, les cocotiers ; tour à tour aigle ou colibri j’oublierai à jamais ce que je fus : un humain enchaîné à la dure réalité d’un monde où je ne trouve pas de place, Ce monde de cris, de violence qui ne me convient pas. ».

Soudain, obéissant à une impulsion,  Mme H. saisit sa veste, son sac et sortit. Il lui fallait changer d’ambiance, tourner la page

˜˜˜

Mme H. adossée au tronc d’un chêne superbe, grisée par le parfum enivrant de la forêt, crayonnais fiévreusement le paysage enchanteur d’un automne aux reflets chatoyants, elle croquais avec bonheur le lit de la rivière chantante, bondissante, qui  furtivement glissait en riant de sur la mousse des galets pour (ou du moins le tenter) échapper aux chatouillis des herbes folles qui sans fin se moquent de l’eau des ruisseaux, du coassement béât des grenouilles et des poissons qu’elles jugent idiots. Sous ses pieds la terre exhalait l’humus. Subtil, un souffle doux porteur de promesses remuait les feuilles mortes jonchant le sol parsemé de petits chapeaux blancs, orangés, jaunâtres ou rouges. De petits insectes remuants s’activaient de ci de là, infatigables à la tâche. Mordillant le bout de son crayon, Mme H. riait sous cape, se figurant l’apparition d’un elfe aux ailes cristallines, son imagination débordante brossait un monde irréel peuplé de lutins malicieux. Soudain, des bruits incongrus troublèrent son isolement : une bande d’adolescents bruyants approchait, brisant son rêve de chevaliers miniaturisés chevauchant des scarabées. Disparu les trolls, les fées, évaporés, emportés dans les fumées écoeurantes de la réalité ! Cigarettes au bec ils avançaient, les branchettes craquaient durement sous leurs pas… ils s’installèrent non loin d’elle.

Mme H. témoin involontaire de leurs apartés, épia incongrûment leur conversation …

-         J’vais m’casser : j’vous’l dit, j’vais m’casser ! J’en ai trop marre !...

Dévorée de curiosité, Mme H. ne pût s’empêcher de glisser subrepticement pour les regarder, se contorsionnant pour mieux les apercevoir…

Casquette et jean crasseux, pull fripé, lacets dénoués, une jeune fille efflanquée et lyrique au visage émacié, ponctua son délire d’un crachat. Face à elle : deux autres jeunes visiblement enamourés !

          « et toi Rachid ?». Poursuivit-elle.

          « Moi ? Moi, j’suis pas un pleurnicheur comme toi Béa, je lutte je réagis : je chante car ce que j’aime avant tout c’est la musique : elle me porte, m’emporte, je surf sur les notes, ouais c’est ça qui me fait vibrer : quand je suis « blues » je dénonce la solitude des villes, son inhumanité, je crie la douleur des opprimés, les racistes, comme mes idoles je loue l’esclave qui brise ses chaînes et découvre ses mains libres de toute entrave. Ses yeux, son cœur frémissant et ces doigts ivres de joie qui s’élèvent vers le ciel dans une prière d’espoir…

          T’es en plein délire, mon vieux !

           Ouais Béa rigole : n’empêche, moi j’prends mon pied : bluesman, rappeur ou encore « chanteur de charme ».  Je chante dans toute les gammes : l’amour, les filles belles et ardentes, dont le parfum rappelle les fleurs et dont la beauté nous grisent et nous enchaînent … »

          Et toi ma belle, qu’est ce que tu veux faire ?

Rachid, regard de braise, referma son bras entourant avec complaisance sa conquête : une blonde demoiselle qui le regardait les yeux rempli d’étoiles. Ecrasant son mégot, elle nicha sa tête tout contre le cœur de son petit ami et d’un air inspiré déclara :

          « Moi ? … moi, je serai : la note de musique, la mélopée enivrante, envoûtante. Frénétique, jusqu’au bout de la nuit je saccaderai les corps, … » 

Elle souriait malicieusement de ses yeux de velours, provocante, l’effet escompté ne se fit pas attendre, ils échangèrent un long baiser torride et passionné ! Plein de colère, un quatrième rétorqua en  shootant dans une cannette rouillée :

          « Moi, je serai la vengeance, le feu et le sang ! De langues brûlantes je ravagerai, détruirai ! Tout ! La saleté, la laideur, les lâches qui persécutent, les moutons qui se laissent persécuter, je raserai cette « société » qui ne laissent de place qu’aux riches, adule le pouvoir, écrase les minorités ! »

Je ne pouvais à priori le discerner, mais bien que dos tourné je percevais sans difficulté toute sa rage et sa révolte ! Son regard revint sur le couple enlacé, un éclair de douleur semblait le traverser : jaloux ? Il me semble ! Bah ! T’en fais pas gamin, un jour t’auras ta chance : les histoires d’amours finissent irrémédiablement un jour ou l’autre. Attends ton tour, bien qu’à mon avis, quand il viendra, tu seras déjà sur une autre route ! Qui sait ?!...

          ouais, si j’pouvais j’f’rai tout sauter ! Poursuivit-il rageur.

          ça va pas ‘core chez toi Mike ?

          y’a jamais rien qui va, j’voudrai m’casser mais j’sais pas où. J’me dis qu’y’a pas d’avenir. Si t’as pas d’fric t’es rien, et moi si j’en ai pas, j’risque pas non plus d’en avoir : j’ai pas la gueule de l’emploi : « vos diplômes », qu’ils disent, « vous avez de l’expérience ? », « quels sont vos qualifications ? », « nous n’avons rien à vous proposer pour l’instant », « repassez dans quelques temps », « nous vous contacterons » ! Cours toujours ! Et puis de voir mes vieux chaque jour gratter les fonds de tiroir, blêmir de peur à la vue d’une bagnole inconnue qui ralenti de peur que ce soit un huissier, s’crever à assurer chaque jour la bouffe, même pas pour le plaisir, les vacances où une sortie ! Non, ils s’usent à payer les taxes, les redevances, l’indispensable du quotidien, et chaque jour ça recommence ! ça m’rends malade toute cette merde, ces jours gris qui se succèdent et face à tout ce désespoir, la télé t’envoie le luxe et la futilité en pleine gueule, t’anesthésie de films idiots, séries roses…sans cesse t’es inondé d’images tentatrices tant par les affiches que les magazines et après cela on s’étonne qu’il y’a des vols, des meurtres…foutue société de consommation, t’as eu n’ot peau !

          t’as raison, c’est pas facile, mais nous on a encore une chance, on est jeune !

          ouvre les yeux, une chance de quoi ? Quoi qu’on en dise, t’arriveras pas, regarde les postes à fric, le pouvoir  c’est toujours les mêmes : pour les fils à papa, de temps en temps on laisse un plouc passer, mais il ne fera jamais partie du « monde » ! Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres et au milieu y’a les bourges bourrés de prêts hypothécaires, d’emprunts bancaires, quand se pointe le spectre du chômage ils viennent grossir le rang de ceux qui tentent de survivre dans la jungle des moins que rien !

          Mike, tu vois toujours tout en noir, y’a l’amour : moi j’veux une famille, des enfants…

Deborah n’eut pas le temps de terminer sa phrase que Mike poursuivit

          Ma pauvre fille, qu’est ce que tu t’imagines ! Regarde autour de toi : divorces, séparations c’est le lot quotidien, tout le monde trompe tout le monde : à quarante ans tu te retrouveras seule avec tes marmots, la graisse t’auras envahi, tu seras remplie de cellulite, tes cheveux blonds teint pour cacher les gris, au mieux tu travailleras comme une dingue, tes gosses tu les verras jamais : ils traîneront dans la rue avec leurs copains, riront de tes crises d’autorité, pire encore tu peux être une « mémère » à la maison, perdue entre les lessives et les casseroles tu gratteras le sol pour arrondir tes fins de mois difficiles ! T’auras d’la chance si tu fini pas sur le trottoir (lui lança t-il venimeux)

          T’es qu’un con, Mike ! Rachid et moi, on s’aime et c’est pour la vie, t’es tellement aigri que tu rends tout moche, tout sale. Bouge tes fesses au lieu de toujours geindre, tu me fatigues à la longue…

          Calme toi mon chat, tiens prend une clope

Déborah saisit une cigarette d’une main tremblante d’émotion, Rachid tendit le paquet froissé à la fille échalas  qui  à son tour le proposa à Mike.

          Merci Béa.

La flamme des briquets rougeoya, éclairant les visages tendus de Mike et Déborah. Après une longue inspiration, ce dernier exhala la fumée bleue.

          S’cuse moi Débbie, j’voulais pas te faire de peine, je te souhaite tout le bonheur du monde, c’est toi qui as raison : la seule chose importante c’est l’amour, l’amour et l’amitié !

Boudeur, le petit groupe s’éloigna. Laissant derrière eux des volutes de patchouli et de tabac mêlés. Mme H. à son tour se leva, la forêt enchantée avait disparue ! Ce n’était qu’un bosquet près d’une décharge fétide, au sol jonché de cannettes pourrissantes près d’une bâtisse en ruine!

 

 


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Lundi 26 novembre 2007

 

Shall we dance

Avocat prospère marié à une femme aimante, John Clark s'ennuie.

Il s'inscrit au cours de danse de la ravissante Paulina. Au fil des soirées, une complicité troublante s'installe entre l'élève et le professeur.

Mais John n'a jamais parlé de son nouveau loisir à sa femme, qui commence à douter de son emploi du temps...


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Dimanche 25 novembre 2007




Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison
Bernard Werber



j'ai relevé cette petite phrase que j'aime beaucoup!:-)


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Dimanche 25 novembre 2007

Vous la voyez bleue et, même lorsque vous en définissez la couleur, elle a déjà viré au mauve ou au gris ou au vert ou au noir ou encore au violet puis elle passe de nouveau du noir au bleu.
vous la dites agitée et c'est alors que le vent tombe, la houle se calme, nul clapotis à l'horizon, pas la moindre ride, ni le moindre mouvement, seule une vaste étendue satinée et blafarde s'offre à vos yeux.
Vous la croyez calme et elle devient déchaînée, balayant les jetées, projettant les navires vers les récifs, déstabilisant les nuages...
Et c'est finalement après avoir navigué suffisamment longtemps et suffisamment loin, que vous finissez par comprendre que la mer peut-être tout cela à la fois.
Elle est calme et agitée, houleuse et enjouée, multicolore ou uniforme, salée et douce, chaude et froide, bienveillante et hostile, tragique et espiège. Elle peut être tout cela! S'adaptant à chaque tempérament, chaque rêve, chaque espoir ou chaque peine

Albert Richard Wetjen (1900-1940)
"vie d'un marin"


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Jeudi 22 novembre 2007

une-larme--ours-.jpg

Voici l'image d'un "nours" qui symbolise parfaitement mon état d'esprit aujourd'hui. Un de ces jours où l'on n'a plus envie de rien, si ce n'est de s'asseoir sur le bord de la route et de n'en plus bouger, ou l' on aime à penser que s'il y'avait une mer, un lac, un canal on se jetterait dedans sans remord, un de ces jour noir où l'on ose se dire qu'il serait bon que la mort vous prenne là maintenant, que l'on est prêt. 

Je rassure les personnes qui en ont besoin : je n'irais pas à cette extrémité : j'ai le sens des responsabilités. Et puis, c'est essentiellement exprimer un "ras le bol" général qui m'anime. L'envie de manifester mon écoeurement face à une société injuste tant socialement que maritalement,
une société qui ne laisse plus de place à l'humain, encore moins à l'humanité...

21ème siècle et la place de la femme, et la mienne ? où sont-elles?...

Je fais partie de ces êtres qui ont à lutter chaque jour, généralement je suis et reste positive me disant que demain ne peut-être que meilleur. Mais des jours comme celui-ci je m'interpelle sur le comment et le pourquoi de l'existence, sur son bien fondé... et puis hypocrisie sociale faisant : pourquoi faudrait il toujours faire semblant? semblant d'être heureux, semblant que tout va bien alors qu'on a la sensation que l'univers bascule, glisse et sombre dans les tourmentes?

La vie n'est facile pour personne me direz-vous, et aussi qu'il est temps que je cesse mes élucubrations douteuses : oui c'est vrai mais parfois je me demande ce que j'ai fait au ciel ! 

Certaines sciences tendent à penser que nous choisisons nous même notre "existence", que lorsque nous nous réincarnons l'"on" nous propose divers paliers. Comme toujours si ce choix m'a été proposé j'ai du être alors une fois de plus excessive et demander la totale! et bien : c'est réussit.

Pour paraphraser Céline Dion je dirais 

Mais comment font ces autres à qui tout réussit?
Qu'on me dise mes fautes mes chimères aussi
Moi j'offrirais mon âme, mon cœur et tout mon temps
Mais j'ai beau tout donner, tout n'est pas suffisant


Mais il est vrai que j'aurais tort de me plaindre, somme toute je vis en Europe, dans un cocon "protégé", je ne suis pas comme cette malheureuse là bas, si loin, qui vient d'être condamnée à 6 ans de prison et 200 coups de bâton, après avoir subit un viol collectif parce qu'elle avait osé accompagné un homme alors qu'il n'était point son mari! Ni cette chinoise qui s'exile au japon pour pouvoir donner la vie à un second enfant, ni...

Et puis, ,j'ai de merveilleux amis, un nouveau d'ailleurs aujourd'hui : Fayçal, et puis tous ces coms qui rassurent, encouragent, en quelque sorte : une famille. 
Et puis en surfant on découvre avec bonheur que tous les hommes ne sont pas des bêtes lubriques, tyraniques... on lit avec bonheur Fernando, kildar et Michel... 
Et puis surtout il y 'a mimiche : une soeur super formidable qui comble de malchance m'a fait éclaté en sanglot en ouvrant ma boîte emails, mais comment aurait elle pu deviner que ça m'aurait chavirer les photos qu'elle m'avait envoyées sur ma messagerie tant elles me prenaient le coeur?
Et puis...

allez! ça ira mieux demain...


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Profil

Texte libre : echologie


voici mon petit nouveau

echologie
un blog à vocation politique et ça va sans dire
ECOLO



CONTRE LES EXPULSIONS

 

Honnêtement je ne comprends pas le monde dans lequel je vis. Je viens de passer chez Enriqueta et vu son article sur cette famille dont le père accompagné de représentants de la "justice" sont venus enlevés des enfants de leur école pour les emmener dans un centre fermé juste avant de les expulser.

Est ce cela la démocratie?

Et je me dis que nos silences sont coupables, alors aujourd'hui je laisse ici cette place pour le manifester à qui veut l'entendre et pourquoi n'en feriez vous pas autant si vous partager cette opinion? La fatalité n'existe pas il nous appartient d'avoir le courage de nos opinions. Quelles qu'elles soient.



 Je suis pour l'éradication des centres ouverts, des centres fermés, pour l'arrêt des fichiers, de tout ce qui entrave la liberté d'opinion. Je suis pour la liberté d'expression, pour la liberté de circulation, nul n'a le droit de détenir un autre être, de brimer ses droits les plus élémentaires.Les différences sont des richesses et non des entraves.

Blog photo

http://parcours.over-blog.org/

Voilà mon p'tit nouveau! Un blog qui servira à illustrer à l'aide de mon p'tit appareil photo les chemins parcourus :-)
big bisous

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