à méditer!

Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /2008 17:33

Les voyages en train

(Grand Corps Malade)

J'crois qu'les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand j'vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Les trains démarrent souvent au moment où l'on s'y attend le moins,
Et l'histoire d'amour t'emporte sous l'oeil impuissant des témoins,
Les témoins c'est tes potes qui te disent au revoir sur le quai,
Ils regardent le train s'éloigner avec un sourire inquiet,
Toi aussi tu leur fais signe et t'imagines leurs commentaires,
Certains pensent que tu t'plantes et qu't'as pas les pieds sur terre,
Chacun y va d'son pronostic sur la durée du voyage,
Pour la plupart le train va dérailler dès l'premier orage.

Le grand amour change forcément ton comportement,
Dès l'premier jour faut bien choisir ton compartiment,
Siège couloir ou contre la vitre il faut trouver la bonne place,
Tu choisis quoi une love story de première ou d'seconde classe ?

Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage,
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages,
Tu te sens vivant tu te sens léger tu ne vois pas passer l'heure,
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur.

Mais la magie ne dure qu'un temps et ton histoire bat de l'aile,
Toi tu te dis que tu n'y es pour rien et que c'est sa faute à elle,
Le ronronnement du train te saoule et chaque virage t'écoeure,
Faut que tu te lèves que tu marches tu vas te dégourdir le coeur.

Et le train ralentit, c'est déjà la fin de ton histoire,
En plus t'es comme un con tes potes sont restés à l'autre gare,
Tu dis au revoir à celle que t'appelleras désormais ton ex,
Dans son agenda sur ton nom elle va passer un coup de tipex.

C'est vrai que les histoires d'amour c'est comme les voyages en train,
Et quand je vois tous ces voyageurs parfois j'aimerais en être un,
Pourquoi tu crois que tant de gens attendent sur le quai de la gare ?
Pourquoi tu crois qu'on flippe autant d'arriver en retard ?

Pour beaucoup la vie se résume à essayer de monter dans le train,
A connaître ce qu'est l'amour et se découvrir plein d'entrain,
Pour beaucoup l'objectif est d'arriver à la bonne heure,
Pour réussir son voyage et avoir accès au bonheur.

Il est facile de prendre un train encore faut-il prendre le bon,
Moi je suis monté dans deux trois rames mais c'était pas le bon wagon,
Car les trains sont capricieux et certains sont inaccessibles,
Et je ne crois pas tout le temps qu'avec la SNCF c'est possible.

Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève,
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves,
Et y a ceux qui foncent dans le premier train sans faire attention,
Mais forcément ils descendront déçus à la prochaine station,
Y a celles qui flippent de s'engager parce qu'elles sont trop émotives,
Pour elles c'est trop risqué de s'accrocher à la locomotive,
Et y a les aventuriers qu'enchaînent voyage sur voyage,
Dès qu'une histoire est terminée ils attaquent une autre page.

Moi après mon seul vrai voyage j'ai souffert pendant des mois,
On s'est quitté d'un commun accord mais elle était plus d'accord que moi,
Depuis je traîne sur le quai je regarde les trains au départ,
Y a des portes qui s'ouvrent mais dans une gare je me sens à part.

Il paraît que les voyages en train finissent mal en général,
Si pour toi c'est le cas accroche-toi et garde le moral,
Car une chose est certaine y aura toujours un terminus,
Maintenant tu es prévenu la prochaine fois tu prendras le bus.


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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 22:40

Nous n'arrêtons pas de nous amuser parce que nous vieillissons.

Nous vieillissons parce que nous arrêtons de nous amuser.

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Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /2008 22:56
- merci les abeilles! Z'êtes vraiment chouettes les filles!
- bzzzz, bzzzz, bzzzz, de rien Eve, ravies de te rendre service.

Eve agitta gracieusement sa menotte en guise d'au revoir à ses amies ailées. Elle suspendit ensuite une bouteille à chaque fleur de l'oranger. Après moultes mutations et douces alchimies, elles se transformeraient rapidement en un délicieux nectar dont Adam en compagnie de tous les animaux de la création ainsi qu'elle même s'ennivreraient jour après jour, nuit après nuit, encore et encore. A l'infini!

- Eve?
- Oui, serpent?
- Pourquoi ne cueilles-tu donc pas plutôt une pomme?
- Ne recommence pas, serpent! Tu sais que c'est interdit!
-Mais Eve! Tu n'es pas heureuse ici... tu pourrais te libérer de ce "paradis" siffla t-il doucement.
- J'appartiens à ce monde. Ici, tout est paix et harmonie.
- Qu'en sais-tu? Il te faudrait connaître la douleur pour savoir le bonheur; la nuit pour connaître la lumière; la brûlure du soleil pour apprécier le chant de la cascade, la musique du ruisseau; le désert pour goûter à l'herbe fraîche baignée de rosée! Ô Eve, tu te saoules d'anhydre mais tu n'y pourras jamais étancher ta soif! Sans fin tu t'ennivres mais tu ne sais rien de l'ivresse de deux corps qui s'enflamme, de deux âmes qui se cherchent, se trouvent, se fondent et se confondent...
- Suffit serpent! Nous avons déjà eu mille et mille fois eu cette stérile discution.
- Stérile : nous y voilà! Tu aurais des enfants..
- Je suis née d'une côte d'Adam, je fais partie de lui...
- Mais pas lui de toi. A quoi te sers l'éternité si c'est pour polleniser des fleurs et vous ennivres? Libère toi, ouvre ta cage!
- Ici, je n'ai jamais faim, jamais froid. la nuit jamais ne tombera. La gazelle et le lion se cotoient, nulle menace jamais ne sera... Je suis la côte d'Adam, l'oranger nous suffit.
- Oh Eve! soupira le serpent : tu es certes née d'une côte d'Adam, mais tu pourrais être la mer, "la" mère au lieu d'être l'amer! Tu pourrais t'ouvrir à l'horizon...
- Laisse moi, serpent. Il est temps que je rejoigne Adam : ma nouvelle cuvée est fin prête. Si tu veux, je te convie à prendre un verre.

Joignant le geste à la parole, elle absorba de larges rasades. D'un pas chaloupé, Eve trébucha jusqu'à Adam. Dès lors, de mains en pattes, de pattes en griffes, de griffes en mains et inversément l'eau de vie circulât.

- Eve! Je t'en supplie : cueilles une pomme! Ennivre toi de la vie, cesse d'être une alcoolique!

Eve porta la jarre à ses lèvres. Le nectar ambré coula le long de son menton, ruissela sur sa gorge sans qu'elle songe seulement à s'essuyer; elle n'en avait cure, son regard absent déjà trahissait l'ennivrement.

- A dieu, Eve. Je reviendrai une autre foi(s).

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Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /2007 16:00

Donne-moi

 

Paroles: Charles Aznavour. Musique: Gilbert Bécaud   1952

Où que tu sois
Dans l'infini ou dans le ciel
Qui que tu sois
Pétri de chair ou d'irréel
Quel que soit le nom que l'on te donne
Qu'elle que soit la forme que tu aies
S'il est vrai que tu aies sur nous droit de vie et de mort
S'il est vrai, s'il est vrai, alors...

Donne-moi s'il te plait
Je t'en supplie donne-moi
Un peu d'espoir un peu de vie un peu d'amour
Donne-moi sans tarder
Chaque matin donne-moi
Un peu de ciel, un peu d'oubli des tristes jours
Un horizon pour mon coeur
De l'infini dans ma voix
Et des rêves, des rêves de joie

Donne-moi s'il te plaît
Je t'en supplie donne-moi
Un peu d'espoir un peu de vie un peu d'amour

Je t'ai cherché
Dans l'infini et dans le ciel
Pour me donner
Un peu d'amour et d'irréel
Tu m'as tout donné, tout mais quand même
Je reviens les mains tendues vers toi
Je sais bien que tu peux me donner beaucoup plus encore

Donne-moi s'il te plaît
Je t'en supplie donne-moi
Beaucoup d'espoir, beaucoup de vie, beaucoup d'amour

Donne-moi sans tarder
Chaque matin donne-moi
Beaucoup de ciel beaucoup d'oubli des tristes jours
Des horizons pour mon coeur
De l'infini dans ma voix
Et des rêves, des rêves de joie
Donne-moi s'il te plaît
Je t'en supplie donne-moi
Beaucoup d'espoir, beaucoup de vie, beaucoup d'amour
Puisque tu as sur nous droit de vie et de mort
Donne-moi, donne-moi encore...


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Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /2007 22:06

Pour Polly, 
affectueusement.

La plus drôle des créatures 

Comme le scorpion, mon frère
Tu es comme le scorpion
Dans une nuit d'épouvante. 

Comme le moineau, mon frère,
Tu es comme le moineau
Dans ses menues inquiétudes.
 

Comme la moule, mon frère,
Tu es comme la moule
Enfermée et tranquille. 

Tu es terrible, mon frère,
Comme la bouche d'un volcan éteint. 

Et tu n'es pas un, hélas,
Tu n'es pas cinq,
Tu es des millions. 

Tu es comme le mouton, mon frère,
Quand le bourreau habillé de ta peau
Quand le bourreau lève son bâton
Tu te hâtes de rentrer dans le troupeau
Et tu vas à l'abattoir en courant, presque fier. 

Tu es la plus drôle des créatures, en somme,
Plus drôle que le poisson
Qui vit dans la mer sans savoir la mer. 

Et s'il y a tant de misère sur terre
C'est grâce à toi mon frère,
Si nous sommes affamés, épuisés,
Si nous sommes écorchés jusqu'au sang,
Pressés comme la grappe pour donner notre vin,
Irai-je jusqu'à dire que c'est de ta faute, non,
Mais tu y es pour beaucoup, mon frère. »
 

Nazim Hikmet, 

 


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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /2007 22:24




Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison
Bernard Werber



j'ai relevé cette petite phrase que j'aime beaucoup!:-)


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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 10:57

 

 

Lorsque les nazis sont venus
chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.


Lorsque ils sont venus
chercher les sociaux-démocrates
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas social -démocrate.


Lorsque ils sont venus
chercher les syndicalistes.
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste


Lorsque ils sont venus
chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas catholique.


Lorsque ils sont venus
chercher les juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif.


Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne
pour protester.

Poème attribué à Martin Niemöller

 

Als die Nazis die Kommunisten holten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Kommunist.
Als sie die Sozialdemokraten einsperrten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Sozialdemokrat.
Als sie die Gewerkschafter holten,
habe ich geschwiegen,
ich war ja kein Gewerkschafter.
Als sie mich holten, gab es keinen mehr,
der protestieren konnte.” 

 

Als die Nazis die Kommunisten holten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Kommunist.
Als sie die Sozialdemokraten einsperrten,
habe ich geschwiegen;
ich war ja kein Sozialdemokrat.
Als sie die Gewerkschafter holten,
habe ich geschwiegen,
ich war ja kein Gewerkschafter.
Als sie mich holten, gab es keinen mehr,
der protestieren konnte.” 

 

                                                   Martin Niemöller (1892-1984)

Fils de pasteur, il entre à 18 ans comme cadet dans la marine impériale. En 1918, il devient commandant de sous-marin.

Après la guerre, il s’engage dans un corps franc contre les communistes avant d’entamer des études de théologie.

Niemöller a d’abord de la sympathie pour le NSDAP (parti nazi), pour lequel il a voté dès 1924.

Simple pasteur dans la banlieue de Berlin, Martin Niemöller proteste cependant quand, en septembre 1933, l'Église protestante est soumise au régime nazi et que les pasteurs « non aryens » en sont expulsés.

Il forme alors, avec d'autres pasteurs antinazis, une nouvelle organisation nommée « Ligue d'urgence des pasteurs » qui travaille à l'intérieur de l'Église pour combattre cette nazification. Quand l'Église protestante devient, en 1934, l'Église du Reich, Niemöller et d'autres opposants rompent avec elle pour fonder l'Église confessante. Celle-ci combat directement, dès 1934, la dictature et surtout l'idéologie nazie qu'elle qualifie de non chrétienne et de non morale.

Niemöller a été arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. En 1941, il a été transféré au camp de concentration de Dachau.

Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945, il se consacre par la suite, jusqu'à sa mort en 1984, à la reconstruction de l'Église protestante d'Allemagne.

Niemöller était convaincu que l'Allemagne et l'Église (« coupable » par action et omission) partageaient une « responsabilité collective » eu égard aux atrocités nazies.

 


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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /2007 00:56

pure-science-fiction.jpg


à l'impossible nul n'est tenu
dicton hindouïxte


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un geste pour la planète

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Voilà mon p'tit nouveau! Un blog qui servira à illustrer à l'aide de mon p'tit appareil photo les chemins parcourus :-)
big bisous

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